Aurabase vs PocketBase : quand choisir le mono-binaire ?
PocketBase est un backend open source qui tient dans un seul binaire d’environ 15 Mo, volontairement minimal. Aurabase est une plateforme complète — auth, base de données, temps réel, stockage, fonctions edge, IA — pensée pour grandir. Aucun des deux n’a tort : la question est de savoir où se situe votre projet aujourd’hui.
PocketBase gagne sur la simplicité de déploiement : un binaire, SQLite embarqué, zéro dépendance. Aurabase gagne quand le projet a besoin d’un vrai multi-tenant, de Row Level Security avancée, de conformité RGPD documentée ou de NL2SQL/RAG natif sur Postgres. PocketBase n’a aujourd’hui aucune voix officielle sur ce comparatif — le narratif est actuellement porté par des tiers non affiliés (leanware.co, dev.to, StackShare).
Mono-binaire contre plateforme conteneurisée
Le principal avantage de PocketBase est réel et il faut le nommer honnêtement : un seul binaire téléchargé, aucune dépendance externe, un serveur qui démarre en quelques secondes avec une base SQLite embarquée. Pour un prototype, une app personnelle ou un projet à trafic faible, c’est difficile à battre en simplicité.
Aurabase assume le compromis inverse : plusieurs services (gateway, auth, base de données, realtime, storage, functions, IA), déployés via Docker Compose en local ou sur Kubernetes en production. Plus de composants à orchestrer, en échange de capacités qu’un seul binaire ne couvre pas — RLS multi-tenant, CDC temps réel, IA native.
SQLite embarqué contre PostgreSQL 16 dédié
PocketBase utilise SQLite embarqué : excellent pour la lecture, avec des limites de concurrence en écriture connues sous forte charge simultanée — SQLite verrouille la base entière pendant une écriture, ce qui devient un facteur limitant à mesure que le nombre d’utilisateurs actifs augmente.
Aurabase fournit un PostgreSQL 16 dédié par projet — pas d’instance moteur mutualisée. L’image Postgres tenant embarque pgvector 0.8.6 et pg_graphql, sans équivalent documenté côté PocketBase.
Quand PocketBase suffit largement
Un prototype, un projet personnel, un outil interne à faible trafic sans besoin de policies RLS avancées ni d’IA native : PocketBase couvre ce terrain très bien, avec une charge opérationnelle proche de zéro. Prétendre qu’Aurabase est systématiquement le meilleur choix serait malhonnête — dans ce cas précis, ce n’est pas vrai.
L’administration intégrée de PocketBase (interface web, gestion de collections) reste par ailleurs plus rapide à prendre en main pour un développeur solo qui découvre le développement backend. Si vous évaluez plutôt une plateforme auto-hébergeable multi-services, voir aussi notre comparatif Aurabase vs Appwrite.
Quand un projet dépasse PocketBase
Le signal de bascule le plus net : un vrai besoin multi-tenant (plusieurs organisations isolées dans la même base), une conformité RGPD à documenter formellement pour un client ou un DPO, ou une capacité RAG/NL2SQL native plutôt qu’un assemblage tiers.
Une équipe qui grandit au-delà d’un seul mainteneur de confiance ressent aussi ce point de bascule : la Row Level Security Postgres d’Aurabase permet de déclarer des règles d’accès complexes directement en SQL, sans centraliser toute la logique métier côté serveur applicatif.
Migrer de PocketBase vers un backend Postgres
Il n’existe pas aujourd’hui de guide de migration Aurabase dédié spécifiquement à PocketBase — le SQLite embarqué de PocketBase n’a pas d’export direct vers un schéma PostgreSQL relationnel : chaque collection doit être revue avant de devenir une table. PocketBase lui-même ne publie aucun guide de migration sortante vers un autre backend.
Le guide de migration Supabase → Aurabase reste la meilleure référence sur les mécaniques transférables (structure des policies RLS, remplacement du SDK), même si le point de départ n’est pas PostgreSQL dans le cas de PocketBase.